jeudi 20 décembre 2007

Bolufer : saint et martyr.

"Je sais de quoi j'parle...(hin hin)"

Quand Eugène-François Vidocq fut nommé à la direction de la Brigade de sûreté de Paris, il était connu comme ancien malfrat, ancien bagnard, ancien indic. Il avait, aux yeux de chacun, tout du parfait salopard. Il innova quelque peu en engageant lui-même d’anciennes canailles chargées d’infiltrer le milieu, et fit entrer ainsi la police française dans une phase d’efficacité nouvelle. Malgré ses états de service, il ne manqua jamais d’ennemis parmi ceux qui se rangeaient du côté de l’ordre et de la morale.

Son exemple est aujourd’hui multiplié à l’infini, et on ne se formalise plus que les services secrets infiltrent les milieux islamistes, par exemple, en y envoyant des types se convertir pour de faux. Efficacité, un point c’est tout. C’est la raison pour laquelle IL FAUT NOUS RENDRE JEAN PAUL BOLUFER !

On le sait désormais, une des missions de Bolufer (anagramme de Le Fourb’) auprès de Boutin était de traquer les gens qui, logés en HLM à une époque où ils étaient fauchés, continuaient de l’être bien que leur situation soit améliorée, parfois même splendidement. Ces nantis, une fois démasqués, auraient eu à payer une surprime (ce qui existe déjà, mais faisons comme si ce gouvernement innovait) ou peut-être à trouver à se loger ailleurs.

Ce juste expliqua même sa position sur France Culture, de façon formidable (http://www.france-info.com/spip.php?article54007&theme=9&sous_theme=12).

Or, on apprend qu’il était lui-même logé complaisamment par la ville de Paris dans un vaste appartement quatre fois moins cher que les prix du marché. C’est justement ce qui devait lui donner une sorte d’expertise pour piéger le saligaud, et, n’en doutons pas, c’est la raison principale qui le fit nommer à la tête de cette importante et morale mission. Etant lui-même au courant des manœuvres souterraines qu’il faut faire pour garder indûment un putain d’appart dans un quartier rupin pour que dalle, il était incontestablement l’homme qu’il faut à la France pour épurer efficacement les dossiers HLM des anciens crevards qui y pullulent !

Une pétition sera bientôt lancée ici même pour réclamer son retour (et un petit 150 m2 dans le Vème à moins de 300 euros) !