vendredi 16 mai 2014

Réponse des sangs impurs



Je suis comme beaucoup de gens, j’aime Lambert Wilson. Il est ce qu’on est convenu d’appeler un grand acteur, c'est-à-dire que son registre est très large, son style bien identifié, et sa carrière remarquable. A un très bon niveau il est capable de danser, de chanter, d’être drôle ou tragique, sérieux ou léger. Il est l’héritier d’une certaine école et d’un certain style de comédiens très français, dont le charme personnel renforce encore le métier, pourtant solide. Tout ceci ne l’empêche nullement de dire d’énormes conneries.

Il vient de donner son avis sur la Marseillaise, vous savez, le chant qui servait d’hymne national quand ce pays était encore une nation. Comme la Taubira déclenche de justes reproches suite à son refus de chanter la Marseillaise (que même des citoyens aussi peu concernés que les footballeurs entonnent désormais), chacun en profite pour donner son avis sur un sujet qui s’en passerait très bien. Et selon Lambert, la Marseillaise est un chant « raciste et xénophobe ». Il précise que sa musique en est « fantastique », mais que ses paroles sont « d’un autre temps », et qu’on devrait bien sûr en changer.

Le nom maudit de nos pères



Quand ils ne peuvent plus faire l’Histoire, certains peuples font des histoires. C’est le cas des Français. En ce moment, les Français font des histoires avec la commémoration de l’esclavage. Autant l’esclavage ne pose plus de problème (au sens où il n’a plus aucun partisan affirmé de par le monde, sauf dans certains pays d'islam...), autant la question de sa commémoration ne va pas de soi. D’abord, que commémore-t-on ? L’abolition de l’esclavage, ou l’esclavage lui-même ? Se souvient-on de la loi d’abolition ou, par des cérémonies, veut-on qu’on n’oublie pas que l’esclavage a existé ? Les deux. Les autorités veulent qu’on célèbre les deux, et là est le problème. Si l’on fêtait le décret de Victor Schoelcher comme une avancée humaniste remarquable, pourquoi pas ? Un peu comme le 4 août et l’abolition des privilèges. Mais célébrer l’esclavage pour qu’on n’oublie pas qu’il a existé, c’est rendre la souffrance des esclaves totalement exorbitante par rapport à toutes les autres, et on se demande bien au nom de quoi. Pourquoi commémorer l’esclavage et pas les déportations, les villes passées au fil de l’épée, les pestes, les gibets, les conquêtes sanglantes, les populations décimées ? Pourquoi le Commerce triangulaire et pas Holodomor ? C’est de là que viennent, à mon avis, toutes les réticences ; c’est le péché originel de cette initiative boiteuse.

dimanche 11 mai 2014

Piquons Giscard



Il est parfaitement inutile de dire du mal de Valery Giscard d’Estaing. Aux yeux des amnésiques, sa position d’ancien Président de la République lui confère la qualité de vieux sage, alors que son bilan personnel le range, aux yeux des autres, dans la catégorie des vieux cons. Valery Giscard d’Estaing, c’est une certaine idée de la médiocrité à la française. L’homme sait parler de tout mais ne comprend rien. Il brille dans le vide absolu. De l’avis de ceux qui l’ont fréquenté, on ne saurait trop le sous-estimer. Je mets d’ailleurs publiquement au défi le genre humain : qu’on me cite une chose excellente faite ou dite par ce crâne d’œuf, et je verse un an de salaire à la ligue mondiale pour le tatouage / piercing.

La dernière connerie de Giscard est révélatrice de cette médiocrité intellectuelle dont il est le parangon : il estime qu’en temps de crise, compte tenu de l’état merdique du pays, le 8 mai dernier, il aurait fallu travailler. Selon lui, pour redresser la France, cette vieille peau, ce jour ne devrait plus être chômé. Il n’y va pas assez franchement : il n’y a qu’un 8 mai par an, tandis que des dimanches, nous en avons plus de cinquante ! Si on veut redresser le pays, supprimons les dimanches chômés ! D’ailleurs, c’est ce que ses soi-disant adversaires socialistes sont en train de faire, en commençant par autoriser l’ouverture dominicale des camps d’achats de bricolage. Et en attendant pire… Le lundi de Pâques, quand on y pense, de combien de millions d’heures de taf il nous prive, l’ignoble ?

samedi 10 mai 2014

Les gens qu'on déteste : les méprononceurs



En inaugurant une rubrique intitulée « les gens qu’on déteste », j’ai conscience d’entreprendre une tâche immense. Je mesure le travail à accomplir, les responsabilités en jeu, le poids de la démographie mondiale et la disproportion des forces en présence. D’un côté, moi ; de l’autre, au bas mot, le reste du genre humain. Pas tout le genre humain, non, restons raisonnable, seulement les connards, les abrutis, les moules à gaufres, les têtes de con, les pénibles, les boursouflés, les pédantiques, les tarlettes, les nuisibs, les enflards, les mochetés, les sournois, les troncheux, les hyènes lubriques, les fils de poux, les piercés du nœud, les gobeuses, les qui-ne-comprennent-pas-qu’on-puisse-ne-pas-être-d’accord, les avaleurs de travers, les bourriques velléitaires, les répéteurs de refrain, les protesteurs de bonne foi, les éthiques sous décodeur, les fanatiques tolérants, les enjambeurs de vieilles femmes, les montreurs de plaies, les importateurs de djembés, les poignardeurs dans le dos, les señoritos à mutuelle, les briseuses de tabous et de mes couilles, les loucheurs en biais, les bâtisseurs de barbecue, les porteurs de keffiehs, les dénonceurs d’ordures, les bétonneurs joufflus, les sportifs, les trouveurs de marchés porteurs, les joueurs d’euromiyon, les faisans, les brebis du transhumanisme, les flatteurs de connes, les militants pour ton bien, les sots, les fats, les pimbêches cultivées, les positiveurs, les shampooineurs concernés, les emmerdeurs transgenres, les buveurs d’eau gazeuse, les astiqueurs de joncs, les élégants du survêt’ blanc, les incontinents du selfie, les lustreurs de concepts, les téléphages, les donneurs d’organe, les hystériques, les bigleux à Google glass, les ravis du lotissement, les fouteurs d’ambiance, les branlocheuses d’Iphone, les touristes hyperactifs, les filles trop grandes avec des pieds énormes, les tatoués sur le cou, les syntaxo-déficients, les optimistes, les-qui-emploient-sans-arrêt-le-mot-partage, les twitter-teufeurs, les afficheurs de conviction et les malpolis.

samedi 5 avril 2014

Le baratin


Le métier politique n’est certes pas facile. Il faut faire face à de réelles difficultés, aux contraintes héritées, à l’opposition de toute sorte de gens, à l’incompréhension, à ses propres limites. Il faut faire face au mensonge qu’on est forcé de pratiquer, quoi qu’on dise. Il faut lutter contre les manœuvres des adversaires et les ambitions de ses amis. Toutes ces choses sont connues, et vieilles comme l’Histoire. Dans la démocratie moderne, en plus de tout cela, gouverner s’assortit aussi de la nécessité de baratiner.

« Gouvernement de combat ». L’expression est lâchée, elle restera. François Hollande invente lui-même les instruments de son dénigrement. Le Flan tend le flanc pour se faire battre. Il fait le boulot à la place des Guignols de l’info. C’est la mascotte des chansonniers. Avec lui, plus besoin de se creuser les méninges pour trouver une vanne, un bon mot : il galèje à la place des pitres. Gouvernement de combat… pourquoi pas Tortues ninja du redressement ? Pourquoi pas Légionnaires du plein emploi ? Pourquoi pas Poilus du renouveau et de la balance commerciale ? Pourquoi pas Conquistadors du vivre-ensemble ?

lundi 31 mars 2014

Le vide fait verbe



Dans l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide, la seule question qu’on ne pose jamais est celle de l’intensité de la soif. C’est pourtant cette seule question qui donne sa valeur à l’appréciation du verre. En effet, qu’ai-je à foutre qu’un verre soit « à moitié vide » si je n’ai pas soif ? Il peut aussi bien être à moitié plein, aux trois quarts plein, ou plein totalement, je m’en passe. En revanche, si je crève de soif, à moitié vide ou à moitié plein, ce verre sera insuffisant. Que l’on soit plutôt optimiste ou plutôt pessimiste n’a jamais eu le moindre effet sur le taux de remplissage d’un verre.
L’appréciation de l’individu et le mot qu’il colle à ce qu’il voit (plein ou vide) n’ont donc aucun rapport avec la quantité d’eau contenue dans le verre, ni avec l’utilité immédiate de celle-ci pour l’individu.
En somme, la seule chose qu’on oublie ici, c’est le réel.

lundi 10 mars 2014

Les dents de Michel Houellebecq


Lors de la publication de son dernier livre, Michel Houellebecq a fait un passage dans les médias bien plus court qu’à son habitude. Passage médiatique assez peu remarqué puisque le livre en question est un recueil de poésies, et que la poésie n’intéresse plus personne en France. Si Victor Hugo publiait la Légende des siècles aujourd’hui, il devrait le faire sur un blog gratuit.
Personne ne semble avoir remarqué que Houellebecq est édenté. Sur les plateaux de télévision, temples du propre, du clinquant, symboles du paraître, il est venu parler poésie sans même mettre un dentier. Or, il est peut se payer un dentier. Il a donc fait ce geste sciemment : venir mettre un peu de réel au milieu des quadras liftés, des ratiches blanchies au laser, des tartineurs d'antirides compulsifs. Depuis la mort de Paul Léautaud, on ne pensait plus revoir un écrivain sans ses dents, non pas que ces outils soient tout-à-fait indispensables à son art, ni même à sa carrière dans le monde des lettres, mais tout simplement parce que personne, à part les clochards, ne se promène plus ainsi. Houellebecq l’a fait.

vendredi 7 février 2014

Axe franco-nippon

Nous venons d'apprendre qu'un musicien japonais (Mamoru Samuragochi) connu pour être une sorte de phénomène à la Beethoven, compositeur précoce et génial et sourd (!) n'était en fait qu'un imposteur : le saligaud faisait bosser un nègre pour la musique, et il n'était pas plus sourd que vous et moi ! Pendant des années, il a réussi à duper le peuple japonais et à lui vendre sa musique.

Ce n'est pas pour dénigrer les Japonais en général et leurs imposteurs en particulier, mais en matière d'escroquerie, la France peut légitimement revendiquer la palme.

jeudi 23 janvier 2014

Les gens qu'on aime : Leadbelly




Si la longévité humaine était vraiment remarquable, Leadbelly fêterait aujourd'hui ses 129 ans, peinard. Il était né un 23 janvier, en 1885, en Louisiane. C'était un chanteur de blues, comme de bien entendu.

En plus d'avoir composé un bon nombre de morceaux qui illumineront les années 1960/ 1970, repris et réinterprétés par d'autres bien après sa mort, Leadbelly est le père du superbe Black Betty, repris et rendu fameux en 1970 par les Ram Jam, qui lui donnèrent un son et une énergie très rock. Leadbelly, lui, jouait sur une guitare à 12 cordes ou, comme sur Black Betty, chantait a capella en battant juste une pulsation. D'ailleurs, en écoutant cette chanson, essayez donc de battre la mesure comme lui...

vendredi 17 janvier 2014

Pierre Bergé, le thaïlandais




En ce moment, et depuis plusieurs semaines, la Thaïlande connaît de très grosses manifestations anti-gouvernementales. Lassée de la corruption et de l’impunité de ses élites, le peuple est dans la rue et fait ce qu’il peut faire : il gueule. Hier, au beau milieu d’une manifestation de plusieurs milliers de personnes, une bombe a explosé.
Une bombe au beau milieu d’un cortège de manifestants, quel meilleur hommage la Thaïlande pouvait-elle rendre à Pierre Bergé, humaniste, homme de gauche et précurseur français, qui a su montrer la voie à ce courageux pays pour le traitement des opposants et autres vermines ?


En ces temps de morosité et de perte de confiance, n’ayons pas peur de revendiquer l’excellence française et ses réalisations hors de nos frontières. Au-delà d’Airbus, de la fusée Ariane et des eaux minérales, la France exporte aussi un certain sens du pragmatisme humaniste.

Pierre Bergé, un modèle pour le Sud.

lundi 13 janvier 2014

Question récurrente


Les Français et l'ensemble des peuples du monde se réjouissent qu'une réponse claire soit enfin donnée à une question qui demeurait jusqu'ici suspendue à l'apparition d'un homme politique responsable et volontaire, ayant su mettre la puissance publique au service du droit, de la liberté et de sa carrière la justice.




vendredi 10 janvier 2014

Orientation haussière sur le marché du cul




Je me souviens de cette vieille blague de deux mecs qui se rencontrent dans un bar. Ils se mettent à discuter de choses et d’autres et à un moment, l’un d’eux pose une question purement théorique : pour mille euros, est-ce que vous vous feriez enculer ? Ça va pas la tête ? répond l’autre.
- Oui, mais pour dix mille euros, est-ce que vous feriez enculer ?
L’autre s’énerve : vous me prenez pour qui ? Je mange pas de ce pain-là !
- Ok, ok… mais pour cent mille euros ?
- Lâchez-moi avec ça, putain de merde, je suis pas une tante ! Je vous dis non, bordel !
- J’ai compris, excusez-moi, j’avais mal estimé la chose… j’ai compris que vous êtes un homme un vrai, et pas question de revenir là-dessus, ah, ha… Vous rebuvez quelque chose ?
- Je reprendrais bien un Cognac.
- Garçon, deux Cognacs ! Au fait, pour être vraiment sûr d’avoir bien compris, pour un million d’euros, vous vous feriez pas enculer ?
- Vous avez dit combien ?
Moralité : c’est pas les enculés qui manquent, c’est le financement.


samedi 4 janvier 2014

Emporté par la foule




Il y a quelques années, le Washington post a organisé une expérience dans les couloirs du métro. Un violoniste d’exception, Joshua Bell, beaucoup plus subtil que son nom pourrait le faire croire, s’y est pointé, habillé comme un musicien de rue, sans trop en faire néanmoins. Il a sorti son crin-crin (un Stradivarius coûtant 4 millions de dollars, oui QUATRE) et en a joué pendant ¾ d’heure, au milieu du flux des péquins. L’expérience se déroula dans une station fréquentée très majoritairement par des employés et des cadres travaillant dans les buildings alentours (administrations, centres de recherche, cabinets d’avocats, agences fédérales). Joshua Bell joua des airs choisis pour leur très haute qualité musicale, des sommets dans leur genre, Bach, Schubert, Massenet et consorts, des choses à la fois belles à entendre et particulièrement difficiles à interpréter. Une caméra cachée filma la scène.

Que croyez-vous qu’il arriva ? C’est une question que les gonzes du Washington post avaient préalablement posée à Leonard Slatkin, directeur de l’Orchestre symphonique national, qui paria que 35 à 40% des gens reconnaîtraient la qualité de la musique entendue, et que 75% prendraient un peu de temps pour s’arrêter et écouter.
Il n’en fut rien.

NKM- des-sans-abris



Après la déchéance de DSK...
Après la chute de Roselyne Bachelot...
Après l'agonie d'Ariel Sharon...



mercredi 1 janvier 2014

Bonne résolution pour 2014


"On comprend sans doute mieux la nature véritable de la désolation présente ("dans quelle sorte de monde nous vivons") en s'en remettant à ses seuls sens, plutôt qu'à des systèmes d'interprétation, tous déroutés, et qui n'apportent guère que des consolations : l'illusion d'une maîtrise, au moins intellectuelle. Se tenir ainsi à la perception sensible, s'y tenir sans pour autant en rester là, est de toute façon le passage obligé pour quiconque veut reconstruire son intelligence sur le tas, sans le filtre des représentations : c'est le début, forcément individuel, de toute désincarcération, d'aller réveiller au fond de soi la sensibilité atrophiée. Que cela soit d'abord douloureux, comme toute désintoxication, montre seulement sur quels ravages intimes repose l'apparente adaptation de tous."

René Riesel : Du progrès dans la domestication. Ed. de l'encyclopédie des nuisances. Paris. 2003.


mardi 31 décembre 2013

Un dimanche comme un autre.


L’année 2013 se termine. Elle mérite plus sûrement qu’une autre le qualificatif d’année de merde. D’ailleurs, elle se termine sur une note particulièrement nauséabonde : la dérogation permanente provisoire ( !) accordée aux grandes surfaces de bricolage pour ouvrir le dimanche. Un décret du gouvernement le permet jusqu’en juillet 2015, en attendant « une loi plus stable »… Comme chaque fois qu’on veut faire une entourloupe, le gouvernement avait mandaté Jean-Paul Bailly, ancien fossoyeur du service public de La poste, pour pondre un rapport sur quoi il se base aujourd’hui pour nous entuber le dimanche. Évidemment, le rapport et les ministres jurent que le dimanche restera un jour « pas comme les autres », et qu’il n’est pas question de ceci ou de cela. Ceci ne les empêche nullement d’augmenter le nombre de dérogations que les maires pourront octroyer, d’augmenter le nombre d’ouvertures dominicales que les grandes surfaces pourront faire en dehors de l’autorisation préfectorale. Si quelqu’un doutait encore de la guerre sociale menée par la gauche PS, et de la guerre engagée contre les mots et leur sens, il va avoir de quoi être édifié.


On ne trouverait pas de moules amatrices de plateau de fruits de mer. On ne trouverait pas de vaches pro corrida, pas si bêtes. Mais on trouvera toujours des salariés réclamant qu’on autorise leur patron à les faire travailler le dimanche. Certains sont prêts à travailler douze heures par jour, quinze s’il le faut, et ne pas s’arrêter sous prétexte que la nation commémore un événement ou participe à une fête multi millénaire. Quand on a annihilé toute capacité critique dans l’esprit des gens, quand on a miné les fondements de l’autonomie intellectuelle et ratiboisé le simple instinct, la simple compréhension de son propre intérêt (au-delà du seul chiffre en bas à droite de la feuille de paie), on obtient cela : des salariés qui luttent pour leur asservissement. Le fait qu’ils soient de pauvres cons ne les exonère pas de leur responsabilité dans le crime qui se joue. Ils n’en sont pas le bras armé, n’exagérons pas, mais ils en sont l’anus ravi…

Pour que la traitrise fonctionne, il faut qu'il y ait des amateurs. Il faut que des gens y trouvent leur compte. La famille Mulliez (Leroy Merlin), par exemple, mais aussi notre voisin de pallier et les centaines de milliers d'enflés qui n'hésiteront pas un instant à utiliser le dimanche des autres pour aller pousser le caddie dans un camp d'achat. Au début, ces débiles profiteront sans complexe du fait qu'eux-mêmes ne travaillent pas dans le secteur touché, qu'ils ne sont pas manutentionnaire chez Bricorama ni caissière chez Casto. Mais comme leur kollaboration creuse la tombe du repos dominical dont ils peuvent encore jouir en commun, ils devront eux aussi, quand leur tour sera venu, faire une croix sur le repas de famille, la glandouille entre amis, le tour à la campagne, pour aller exercer leur CDI sous-payé un dimanche.

Pour le détail du décret "socialiste", chacun ira se renseigner. Notons simplement que comme dans d’autres domaines, tout procède par étapes. On commence toujours par céder du terrain sous certains prétextes, puis on s’appuie sur ces exceptions, les esprits ayant été rendus plus mous, on bricole un rapport, on change la valeur des mots, et on fait « avancer le progrès ». On se souvient que le Pacs fut voté en jurant que jamais il n’y aurait de mariage pour les gens de même sexe. Puis le mariage fut voté en jurant que jamais on n’autoriserait les mères porteuses, ni l’adoption. Et je parie publiquement que nous y aurons bientôt droit… Pour l’ouverture dominicale des grandes enseignes, on a commencé par un cadre ubuesque. En langage administratif, on appelle ça les PUCE : périmètres d’usage de consommation exceptionnelle. Certains mollassons ont admis que des zones pouvaient être exonérées de la règle commune, parce qu’il y a des touristes, parce qu’il y a d’autres commerces autour, parce qu’on y vend de l’ameublement ou de la merde en barres, parce qu’il y a un centre ville qui aurait telle ou telle particularité, parce qu’il y a mes couilles : au final, partant de cette exception faite à la règle, des intérêts surpuissants se sont engouffrés dans la brèche, ont exposé leur soi-disant particularité, ont hurlé à la concurrence déloyale ou à la fin du monde, et remportent aujourd’hui une victoire. Il faudrait être non seulement aveugle et sourd mais aussi complètement débile pour ne pas comprendre qu’ils auront la victoire finale, du moins si aucun miracle ne vient nous débarrasser des Jean-Paul Bailly et des gouvernements socialisto-libéraux de toutes espèces.

Je ne souhaite une bonne année à personne, je n’ai pas ce cynisme.

vendredi 27 décembre 2013

Le changement, c'est nazi



A la faveur d’un retentissant procès, nous apprenions il y a quelque temps, que la quenelle dieudonienne n’a rien de commun avec le salut nazi. Les nazis se féliciteront sans doute de n’avoir pas été plagiés par un demi Camerounais. On respire du côté du Berghof.

Cette semaine, rebondissement : le salut nazi serait bien de retour en France, mais cette fois, il n’est pas porté par une obscure officine burlesque ayant pignon sur ruelle du côté de la Bastille, non : par le parti socialiste !

On le sait, soucieux de préserver le corps qui l’héberge, l’esprit humain use de feintes pour gommer les plus fortes souffrances endurées. A l’aide d’artifices chimiques, il efface les grands traumatismes pour que la vie puisse continuer et que le corps ne se remémore pas trop les douleurs du passé. Ainsi, la plupart des Français ont oublié le signe de ralliement des socialistes français durant la dernière campagne présidentielle, diffusé dans un clip incroyable dont nous tirons les images ci-dessous. Ce geste, nous devons le leur rappeler, bien qu’il rappelle lui-même les heures les plus vert-de-gris de notre histoire.


samedi 7 décembre 2013

Coupe du monde de football : la France mise à l'épreuve


Le tirage au sort des tableaux de la prochaine coupe du monde de football vient de se terminer. La France connaît donc ses adversaires du premier tour, et tous les commentateurs seront d'accord : le tirage ne lui a pas été favorable.
En effet, à partir du 15 juin prochain, la France devra affronter trois redoutables équipes :
le Bangladesh,
la Syrie,
l'équipe de Monceaux-lès-Mines.

Après s'être brillamment qualifiée en venant à bout de l'Ukraine, une des plus puissantes équipes de l'histoire du football moderne, la France saura-t-elle se surpasser ?

Interrogé sur le sort de notre équipe sitôt le tirage connu, Lionel Messi déclare : "je suis bien content d'être argentin!"



mercredi 4 décembre 2013

L'irrésistible ascension de la vérité




Dimanche dernier, quelques instants avant le début de la manifestation contre l'injustice fiscale, TF1 diffuse les images de Jean-Luc Mélenchon devant ses troupes pendant le journal de Claire Chazal. "Le cortège de partisans s'étendait jusqu'à l'horizon", témoigne la journaliste impartiale.